Histoire d'un chien abandonne
Chaque âne des dizaines de milliers de chiens, "meilleurs amis de l'homme",
sont abandonnés.
COMMENT
EST CE POSSIBLE ?
Quand
j'étais un chiot, je t'ai amusé avec mes cabrioles et t'ai
fait rire. Tu m'appelais ton enfant, et en dépit de plusieurs chaussures
mâchées et quelques oreillers, je suis devenu ton meilleur
ami. Mon éducation a pris un peu plus longtemps que prévu,
parce que vous étiez terriblement occupés, mais nous y avons
travaillé ensemble.Et
je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.Nous
sommes allés pour de longues promenades dans le parc, promenades
de voiture, arrêts pour de la crème glacée (j'ai seulement
le cornet parce que la glace est mauvaise pour les chiens, tu disais)
et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu rentres à la
maison. Progressivement,
tu as commencé à passer plus de temps au travail et tu t'es
concentré sur ta carrière, et plus de temps à chercher
un compagnon humain. Je
t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirement
de cœur et déceptions, ne t'ai jamais réprimandé au
sujet de mauvaises décisions, et me suis ébattu avec joie
lors de tes retours au foyer, et puis tu es tombé amoureux. Elle,
maintenant ta femme, n'est pas une "personne-chien", mais je
l'ai accueillie dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection,
et lui ai obéi.J'étais
heureux parce que tu étais heureux.Ensuite
les bébés sont arrivés et j'ai partagé votre
excitation. Seulement, vous vous êtes inquiétés que
je puisse les blesser, et j'ai passé la plupart de mon temps banni
dans une autre pièce, ou dans une niche. Oh! Comme je voulais les
aimer, mais je suis devenu un "prisonnier de l'amour" Quand
ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami.
Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés
sur leurs jambes branlantes, ont poussé leur doigts dans mes
yeux, fouillées mes oreilles, et m'ont donné des baisers sur
le nez.
J'aimais tout d'eux et leurs caresses parce que les tiennes étaient
maintenant si peu fréquentes et je les aurais défendu avec
ma vie si besoin était.Il
y eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un chien et
qu'ils te demandaient une photo de moi tu en avais une à leur montrer
dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires à mon
propos. Je suis passé du statut de "ton chien" à "seulement
un chien" et vous vous êtes offensés de chaque dépense
pour moi.Maintenant
vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville,
et vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise
pas d'animaux familiers. Tu
as fait le bon choix pour ta "famille", mais il y eut un temps
où j'étais ta seule famille.J'étais
excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions
au refuge pour les animaux. Cela sentait les chiens et chats,
la peur, le désespoir. Tu
as rempli la paperasserie et tu as dit " je sais que vous trouverez
une bonne maison pour lui. Ils ont haussé les épaules et
vous ont jeté un regard attristé. Ils
comprennent la réalité qui fait face à un chien entre
2 âges, même un avec "des papiers". Tu
as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de
mon col et il criait "non, papa! s'il vous plaît, ne laissez
pas prendre mon chien". Et
je me suis inquiété pour lui, quelles leçons
lui avez-vous apprises à l'instant, au sujet de l'amitié et
la loyauté, au sujet de l'amour et de la responsabilité,
et au sujet du respect de toute vie.Tu
m'as donné un "au revoir-caresse" sur la tête,
tu as évité mes yeux, et tu as refusé de prendre
mon collier avec vous Apres
votre départ, les deux gentilles dames ont dit que vous saviez
probablement au sujet de votre départ il y a de cela plusieurs
mois et rien fait pour me trouver une autre bonne maison. Elles
ont secoué leurs têtes et ont dit "comment est-ce possible
?" Ils
sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge que leurs programmes
chargés ne le leur permet.Ils
nous nourrissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il
y a plusieurs jours.Au
début, à chaque fois que quelqu'un passait près de
ma cage, je me dépêchais en espérant que c'était
toi, que tu as changé d'avis, que c'était juste un mauvais
rêve, ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un
qui se soucie de moi et qui pouvait me sauver.Quand
je me suis rendu compte que je ne pourrai pas rivaliser avec les autres
chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me suis retiré dans
un coin de la cage et ai attendu.J'ai
entendu ses pas quand elle s'approchait de moi en fin de journée,
et je piétinais le long de l'allée jusqu'à une pièce
séparée.Une
pièce heureusement tranquille.Elle
m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles, et m'a
dit de ne pas m'inquiéter.Mon
coeur battait d'anticipation à ce qui était à venir,
mais il y avait aussi un sentiment de soulagement. Le "prisonnier
de l'amour" avait survécu à travers les jours. Comme
c'est dans ma nature, je me suis inquiété d'elle. Le
fardeau qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je le sais,
de la même manière que je connais votre humeur de chaque
jour. Elle
a placé une chaîne doucement autour de ma patte de devant
et une larme a roulé sur sa joue.J'ai
léché sa main de la même façon que je te consolais
il y a tant d'années.Elle
a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine.Quand
j'ai senti le dard et les liquides se répandre à travers
mon corps, je me suis assoupi, l'ai examinée de mes gentils yeux
et ai murmuré : "comment as-tu pu ?" Peut-être
parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit : "je suis
désolée". Elle
m'a étreint, et m'a expliqué précipitamment que c'était
son travail de s'assurer que j'aille à une meilleure place où je
ne serais pas ignoré ou abusé ou abandonné, ou aurais à pourvoir
moi-même à mes besoins, une place remplie d'amour et de lumière
très différente de cet endroit. Et
avec mes dernières énergies, j'ai essayé de me transporter
jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que
mon "comment as-tu pû ?" n'était pas dirigé contre
elle.C'était à toi
mon maître bien-aimé, que je pensais.Je
penserai à toi et t'attendrai à jamais.Puisse
tout le monde dans ta vie continuer à te montrer autant de loyauté.
Copyright Jim Willis 2001